Recherche écologique DAHARI Comores

Recherche écologique sur l’île d’Anjouan, archipel des Comores par Dahari Comores

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Roussettes de Livingstone

En 2015, le CEPF a accordé un financement à Dahari pour un projet de recherche écologique sur l’île d’Anjouan, dans l’archipel des Comores.  L’objectif du projet est d’identifier les priorités de conservation terrestre, de mettre en place un système de suivi à long terme, et d’intégrer les résultats dans la politique et la pratique de conservation du pays.

Dahari se concentre sur trois domaines de recherche : (1) identifier les besoins écologiques de deux espèces emblématiques d’Anjouan, Pteropus livingstonii (Roussette de Livingstone) et Eulemur Mongoz (lémur Mongos); (2) identifier les espèces indicatrices de la forêt naturelle et/ ou menacées parmi les oiseaux, les papillons et les reptiles ; (3) identifier les facteurs qui mènent à la destruction de la forêt indigène.

Le projet a débuté le 1er juillet 2015 et se déroulera sur une durée de deux ans et demie. Lors des 5 premiers mois, l’équipe de Dahari a déjà mis en place des méthodologies et attaqué le travail de terrain.

– Concernant les roussettes de Livingstone, les comptages seront effectués sur les quinze dortoirs de l’île chaque année en janvier et juin, ce qui correspond à un comptage en saison humide et un comptage en saison sèche. Afin de comprendre les besoins écologiques de la roussette en termes de dortoirs, un travail est en cours pour analyser les données écologiques récoltées entre 2010 et 2014.

– Les lémurs Mongos seront recensés à partir de décembre 2015. Les travaux d’étude préliminaires ont été effectués, l’habitat a été recensé et 20km de transects ont été tracés sur tout le territoire de l’île d’Anjouan.

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Lemur Mongos

– L’équipe a rédigé une méthodologie d’analyse des données récoltées par Dahari de 2009 à 2012 concernant 44 espèces de papillons, 10 espèces de reptiles, et 32 espèces d’oiseaux. L’analyse des données commencera réellement en janvier février pour identifier les espèces indicatrices de la forêt naturelle.

– Les biologistes locaux suivent une formation continue afin de bénéficier d’un renforcement de capacités sur les différentes techniques de recherches et d’analyse de données.

– Les enquêtes pour identifier les facteurs qui mènent à la destruction de la forêt indigène vont commencer prochainement. Le projet est appuyé techniquement par plusieurs partenaires internationaux, y compris l’Université d’Oxford, Bristol Zoological Society, Durrell Wildlife Conservation Trust, et Initiative Développement.

Ce financement du CEPF va servir pour professionnaliser Dahari dans les domaines de la recherche écologique et de la conservation à travers des formations, le travail de terrain, et les publications prévues. C’est une opportunité pour l’ONG d’être reconnue au niveau international pour la qualité de son travail écologique.

Par Anne-Gaelle Borg, Chargée de Communication – Dahari Comores