A la découverte de la Forêt de Mlédjélé ! Quelles sont les actions de conservation menées

Située sur l’île de Mohéli, une des quatre îles constituant l’archipel des Comores, la chaîne de montagne constituant les forêts de Mwali est localisée dans la partie centrale de l’île à une altitude comprise entre 200 à 790m. Le Mont Mlédjélé, situé sur l’île, est constitué d’une végétation montagnarde située à une altitude comprise entre 350m et 790m d’altitude.

Biodiversité

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Forêt de Mlédjélé

Le Mont Mlédjélé est composée de forêt dense humide semi-sempervirente de versants et de forêt dense humide de versants. L’abondance et la dominance d’Albizia glaberrima, de Colubrina faralaotra et d’Alangium salviifolium perdant leurs feuilles en saison sèche expliquent l’origine de son appellation de « forêt semi sempervirente ». La transition de la forêt de versant avec la forêt semi sempervirente est marquée par la limite supérieure d’Albizzia glaberrima et de Broussonetia sp et de l’apparition de Syzigium sakalavarum, Pandanus sp, Breonia chinensis, Callophylum comorense et Garcinia verrucosa. On y trouve trois espèces de plantes catégorisées en danger (EN) par l’IUCN Khaya madagascariensis, Ravenea hildebrandtii, Jumellea anjouanensis. En ce qui concerne la faune, elle est représentée par la roussette des Comores Roussetus obliviosus, Pteropus livingstonii (roussette de Livingstone) et le petit maki Eulemur mongoz. Comme reptile, le gecko Paroedura sanctijohannis classé également en danger. Pour l’avifaune, il y a Circus macrosceles et Otus moheliensis, le pigeon vert. Pour les arthropodes, Papilio aristophontes.

Menaces et solutions

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Feu de nettoyage pour les cultures

Deux systèmes agricoles sont appliqués à Mohéli au détriment de la forêt naturelle: la culture de rente principale, qui représente une source des recettes d’exportation composée de plantes à essence et à épice comme la vanille et l’ylang-ylang « Cananga odorata ». Et les cultures vivrières destinées à l’autoconsommation et à la sécurité alimentaire. En 2006, 40 tonnes d’ylang-ylang ont été exportés. C’est dans cette optique que l’Association Deux Mains œuvre pour améliorer la filière Ylang-ylang pour le développement de la population locale et la préservation des richesses naturelles au niveau des sites-clés dont la Forêt du Mont Mlédjélé. Ainsi, l’association vient de bénéficier d’un financement du CEPF pour son projet sur le « programme d’action pour une industrie durable d’YlangYlang aux Comores ». D’un montant d’USD 208,010, le projet d’une durée de deux ans, s’inscrit dans les grandes subventions du Hotspot.