Présentation

Le Fonds de partenariat pour les écosystèmes critiques (CEPF) a pour objectif de protéger les régions les plus riches en biodiversité et les plus menacées à la surface du globe, connus comme Hotspots de biodiversité. Le CEPF une initiative conjointe de l’Agence Française de Développement, de Conservation International, de l’Union européenne, du Fonds pour l’environnement mondial, du gouvernement du Japon, de la Fondation John D. et Catherine T. MacArthur et de la Banque Mondiale. Leona M. and Harry B. Helmsley Charitable Trust participe aussi au financement du CEPF pour les actions sur Madagascar

L’objectif fondamental du CEPF est de renforcer la participation de la société civile, tels que les groupes communautaires, les associations représentatives des peuples autochtones, les organisations non gouvernementales (ONG), les institutions académiques et les entreprises privées, aux actions de conservation de la biodiversité dans les Hotspots. Pour garantir leur succès, ces efforts doivent compléter les stratégies et des gouvernements nationaux et les programmes des autres bailleurs de fonds en matière de conservation. À cette fin, le CEPF favorise les collaborations entre les divers groupes, cherchant à développer une vision commune et une approche coordonnée pour la conservation. Le principal outil pour faire naitre cette vision commune est l’élaboration de «Profil d’écosystèmes » – stratégies élaborées en consultation avec les acteurs locaux, qui articulent un plan d’investissement pluriannuel pour le CEPF, sur la base d’une analyse détaillée de la situation

Le CEPF intervient dans les Hotspots de biodiversité, c’est à dire les régions où les  écosystèmes sont à la fois les plus rares et les plus menacés au monde – les plus critiques. Actuellement, le CEPF a soutenu plus de 2000 organisations de la société civile dans 23 des 34 Hotspots de biodiversité

Le CEPF a commencé à investir à Madagascar à partir de 2001 jusqu’en 2006 pour un total de 4,25 M $ suivi d’une phase de consolidation ayant eu lieu de 2009 à 2012. Actuellement une 3ème phase vient de démarrer, de 2015 à 2020 considérée comme une phase d’investissement stratégique. En effet, ce nouveau profil d’écosystème comprend non seulement Madagascar mais aussi les Iles de l’Océan Indien : Comores, Seychelles et Maurice

La Fondation Tany Meva, en tant qu’équipe régionale de mise en œuvre du CEPF dans le Hotspot MAD- IO, assure la promotion et la coordination efficace des investissements du CEPF dans le Hotspot
Le RIT est composé d’une équipe jeune et dynamique avec comme lead Mme Ravaka Natacha. Il est hébergé dans les locaux de la Fondation à Ambatobe

Objectif stratégique du RIT: Assurer un leadership stratégique et une coordination efficace de l’investissement du CEPF à travers une équipe régionale de mise en œuvre

Priorités d’investissement:

  • Rendre opérationnel et coordonner le processus d’attribution et de suivi des subventions du CEPF pour assurer une mise en œuvre efficace de la stratégie
  • Favoriser l’émergence d’une communauté de la conservation, au-delà des frontières institutionnelles et politiques pour atteindre les objectifs de conservation

La niche d’investissement du CEPF a été élaborée grâce à un processus hautement participatif. Le processus a permis de définir des priorités géographiques, ramenant le nombre de ZCB et corridors à un niveau correspondant au financement disponible. Ce processus a impliqué l’interaction de plusieurs critères, à savoir l’importance en matière de biodiversité, les niveaux d’investissement actuels et passés, le statut de protection, les menaces importantes et la fourniture de services écosystémiques, sur la base de l’analyse KBA+

Les Directions stratégiques, qui se décomposent en 10 priorités d’investissement, guideront l’investissement du CEPF pour les cinq prochaines années : de 2015 à 2020

 Directions Stratégiques Priorités d’Investissement 
 1.Donner aux communautés locales les moyens de protéger et gérer la biodiversité dans les Zones Clés pour la Biodiversité Prioritaires  1.1 Appuyer les communautés locales pour préparer et mettre en oeuvre des mesures de conservation et de gestion de la biodiversité répondant aux principales menaces au niveau des sites prioritaires
1.2 Appuyer la mise en place de modèles économiques permettant d’améliorer à la fois les conditions de vie et la conservation de la biodiversité
1.3 Renforcer les capacités techniques, administratives et financières des organisations locales de base et de leurs partenaires
 2. Appuyer la société civile pour renforcer l’intégration de la protection de la biodiversité dans les processus de décision politiques et économiques  2.1 Soutenir les institutions de recherche locale pour l’amélioration des connaissances de base sur la biodiversité d’écosystèmes prioritaires
2.2 Appuyer la société civile pour diffuser l’information sur la biodiversité et influencer les processus de décision politiques et économiques en faveur de la biodiversité et des priorités de conservation
2.3 Explorer les partenariats avec les acteurs du secteur privé, pour la promotion de pratiques plus durables, amenant à des impacts positif pour la conservation
 3. Renforcer les capacités de la société civile aux niveaux régional et local via des formations, des échanges et des actions de coopération régionale  3.1 Favoriser l’émergence d’une nouvelle génération de professionnels et d’organisations spécialisées en conservation, en soutenant par de petites subventions la formation technique et pratique
3.2 Encourager les échanges et partenariats entre organisations de la société civile pour renforcer les capacités en matière de techniques, de capacités organisationnelles, de gestion et de recherche de financement